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Archive for the Category "Vidéothèque"

Cumberland Island, une merveille, le coup de foudre! Oct 20

Cumberland Island

Voilà depuis jeudi, jour de notre arrivée ici, que je cherche quel titre pourrait bien convenir à ce post que j’allais faire, quel titre pourrait bien qualifier cet endroit extraordinaire, merveilleux, un joyau… Cumberland Island fut un coup de foudre pour nous, le plus bel endroit visité depuis notre départ. Un verdict unanime de tout l’équipage. Quelle nature magnifique, un parc naturel où se succèdent forêts maritimes, marais salants et longues plages vierges. IMG_5362IMG_5470

Enfin, nous pouvons aller voir de l’intérieur ces forêts qui nous avaient charmées et intriguées pour une première fois dans les Carolines, aux abords des marais. Des forêts remplis de chênes tortueux et mystérieux desquels pendent aux branches des filaments argentés. C’est la mousse espagnole. Elle confère à la forêt un aura de mystère et nous fait croire que nous ne sommes non pas en Géorgie, mais bien au cœur de la Nouvelle-Orléans.

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Chaque journée passée ici, nous prenons plaisir à explorer une nouvelle partie de l’île. On y trouve des kilomètres de sentiers, les vestiges du domaine de la première famille à s’installer sur l’île dans les années 1800, d’immenses dunes de sable fin, une plage remplie de coquillages.

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Et surtout, ce qui fait la renommée de l’île, les chevaux sauvages.

IMG_5279IMG_5278IMG_5281 IMG_5389 Sur l’île habitent plus de 150 chevaux sauvages qui vivent en toute liberté aux côtés des dindons sauvages, des tatous, des lézards. Nous en voyons tellement et dans un décor toujours tellement beau que nous avons pris des dizaines et des dizaines de photos! Je ne sais quelles choisir alors je vous en offre quelques autres encore.

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Parmi les autres animaux aperçus, notre premier lamantin! Les lamantins (Manatee en anglais) sont de gros mammifère marin qui vivent dans les rivières et les mers, près du rivage et en eau peu profonde, riche en végétation. Ils sont végétariens et broutent abondamment, comme des vaches. On les retrouve en grand nombre en Floride qui prend grand soin de les protéger. IMG_5340

Nous avons aussi vu des lézards, des horseshoe crab, toujours de nombreux dauphins et un assez long serpent. Et Léa s’est précipité dessus et a presque couru dessus! Les gens la regardaient et maman criait « Léa, Léa!!!! Stop!!!! » Il semblerait qu’elle avait oublié sa présence! Regardez-le, avec aussi un bousier bien affairé à rouler son butin!

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Voilà donc que se termine notre séjour dans ce paradis. Nous verrons bien d’autres endroits magnifiques pendant notre long voyage, et certains endroits seront tout simplement incomparables. Cumberland Island fera partie de ces lieux magiques coup de cœur qui ne peuvent être comparés ni surpassés, ils ne peuvent que figurer en tête des endroits les plus merveilleux.

Même les douches sont idylliques…

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Et nous quittons demain notre mouillage, quatre jours après notre arrivée, pour faire notre entrée officielle en territoire floridien.

Des miles jusqu’à Charleston Oct 13

Enfin arrivés à Charleston! Ce tronçon de l’intracostal entre Wrightsville et Charleston n’est pas des plus agréables à parcourir. Il est parsemé de shoaling, des hauts-fonds. On doit donc coordonner minutieusement nos déplacements avec la marée, haute ou montante idéalement. Mais ces hauts-fonds sont eu peu partout sur le parcours, on essaie donc de partir à marée montante pour en passer un à marée haute, puis le suivant à marée descendante mais encore haute, et ainsi de suite.

Donc depuis Wrightsville, avec cette navigation qui demande beaucoup de planification, avec cette météo venteuse, pluvieuse et froide et avec ce trajet à parcourir perdu dans le milieu de rien sans escale à terre possible, ça n’a pas été la plus agréable partie de notre voyage! Nous avions donc hâte d’arriver à Charleston.

De la marina où nous étions à attendre une accalmie des vents, tout juste passé Southport, nous avons quitté au matin sombre, mais moins venteux, du mercredi 9 octobre, à marée montante, pour nous rendre au prochain mouillage, la rivière Calabash (Mile 342), un petit 26 miles plus loin.

IMG_4838 Matin frisquet n’est-ce pas!

Nous arrivons une heure après la marée haute pour passer l’entrée de la rivière qui a une barre à 5 pieds à marée basse. Nous avons 10 pieds au moment d’y entrée, tout va bien!

Jeudi, nous quittons tôt car une longue journée nous attend. Nous sommes maintenant en Caroline du Sud! Deux États côte à côte que ces deux Caroline, mais la différence est éloquente côté architecture. Des maisons floridiennes de la Caroline du Nord aux petits bungalows style maisons de banlieue de la Caroline du Sud ; pour la première le bord de l’eau est réservé à l’élite alors qu’il semble plus démocratisé pour la deuxième. Intéressant tout ça.

Caroline du Nord

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Caroline du Sud

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On circule d’abord dans un canal qui longe la populaire Myrtle Beach, mais on ne voit pas la ville. On voit cependant quelques-uns de ces mythiques terrains de golf, tout juste à côté de l’intracostal!

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Puis on arrive dans la rivière Wacamaw. C’est long, c’est monotone, mais au moins il ne pleut pas.

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On poursuit le plus loin qu’on peut pour arriver au plus vite quelque part, car on se sent vraiment dans le milieu de rien et ça joue sur notre enthousiasme. On s’arrête à Butler Island (Mile 396), juste avant Georgetown. Georgetown est pourtant une ville qui semble intéressante, mais la tenue du mouillage n’est pas très bonne à ce qu’on en dit et il annonce encore de bons vents. De plus, un incendie a ravagé tout le bord portuaire. Ça nous fait penser à Lac Mégantique.

Heureusement, la journée suivante est bien différente de la précédente. On traverse un décor unique, vraiment nouveau pour nous, enchanteur! Des marais à perte de vue! Le canal dans lequel nous avançons est entouré de roseaux, des dizaines de petits canaux débouchent sur l’intracostal, un véritable labyrinthe! C’est une nature sauvage et vierge. Presque pas d’habitation, que des oiseaux, très nombreux.

La nature…

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Les oiseaux…

DSC_1330 DSC_1368DSC_1355DSC_1345 DSC_1452 Remarquez le quai rempli de canard.

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Les maisons…

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On est persuadé que c’est le territoire des alligators alors on les cherche autour de nous! Notre première théorie sur la présence des alligators a d’abord germé après que nous ayons constaté que les hérons et aigrettes qui, jusqu’à présent se tenaient toujours sur les rives, les pattes dans l’eau, se retrouvaient maintenant perchés dans des arbres. Tranquillement, dans l’eau, ils se feraient manger par les alligators… Je crois que nous avions raison! Car voyez ce qu’on a vu!

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Il devait faire un bon 6 pieds de long! Nous sommes chanceux non! Et dans les mêmes marais, il y avait aussi des dauphins! Étonnant!

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Nous avons jeté l’ancre à Witheside Creek (Mile 451.5) dans ce décor sauvage et magique, magnifique, surtout que le soleil était enfin de retour. Les choix de mouillage sont nombreux dans ces marais, mais tous très exposés au vent et au courant.

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Le lendemain matin, on se lève tôt pour se rendre au Capers Island State Park avec Train Train (notre annexe). On dit qu’il y a une plage sauvage et un sentier pour s’y rendre à partir du Dinghy dock où on y croise un lac rempli d’alligators! Cool! On avait envie de voir de l’intérieur ces marais qui nous entouraient!

Mais la belle balade s’est terminée en course effrénée! Nous sommes-nous fait attaquer par des alligators??? NON!! Par des moustiques, sapristi!! Je me disais justement la veille que les pionniers devaient avoir trouvé dans cet endroit un petit paradis, rempli de poisson et d’oiseaux à chasser. Mais c’était sans considérer les moustiques, les réels maîtres des lieux, avec les alligators! Sur l’eau, ça allait, mais sitôt entrée dans leur domaine, ils se sont rués sur nous sans vergogne! On a d’abord accéléré le pas pour tenter de les semer, mais sitôt arrêté pour prendre une photo on se retrouvait avec des dizaines d’immenses moustiques sur tout le corps! Alors, on retourne de bord, à Train Train! Pas eu le temps d’apercevoir les alligators!


On s’est donc rendu à la plage avec notre fidèle Train Train. Mais ça a tout de même fait du bien de se dégourdir les jambes!

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Et pour la suite, nous avons quitté le pays des alligators pour retrouver celui des hommes, direction Charleston, à marée haute pour passer le haut-fond de 3 pieds de la bouée G117 (Mile 460). Une petite balade de 16 miles sous le soleil.

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Et nous voilà ancré devant la ville!

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Du Dismal Swamp Canal au pays de la crevette Sep 25

En quittant Norfolk on s’engage dans l’Intracostal Waterway (ICW). Deux choix de routes s’offrent alors à nous, deux canaux, tout deux creusés à l’intérieur des terres dans les années 1800 pour faciliter la circulation du commerce : Le Virginia Cut ou le Dismal Swamp Canal. Le premier offre une bonne profondeur d’eau pour naviguer, il est plus fréquenté, notamment par les barges de commerces et les bateaux rapides. Le second a une profondeur garantie de 6 pieds, mais on sait que plusieurs touchent le fond dans ce canal souvent encombré de débris. Mais on le sait bucolique, en pleine forêt et on nous encourage à l’emprunter à l’intersection des deux canaux car, sans la fréquentation par les plaisanciers, le canal risque de fermer. Nous choisissons donc le Dismal Swamp.

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Le Dismal Swamp Canal fut le tout premier canal construit au monde, ou plutôt creusé. Le Canal Rideau fut le deuxième. Goerge Washington et d’autres hommes d’affaire de l’époque sont à l’origine du projet. Ils souhaitaient une route plus directe entre la Virginie et les Carolines, une route qui éviterait le passage du périlleux Cap Hatteras. Les travaux débutent 1793, le canal est creusé à main d’homme, à main d’esclave en fait. Nous sommes ici en terre d’esclavage, qu’on se le rappelle.

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Le canal est creusé en pleine forêt, en pleine zone marécageuse. Le travail est difficile. Plusieurs esclaves trouveront la mort, certains y trouveront aussi la liberté pendant ces travaux ; certains en la gagnant à force de travail, mais plusieurs s’enfuiront et trouveront refuge dans cet environnement hostile où ils ne seront jamais retrouvés par les blancs.

Nous n’avons pas regretté notre choix du Dismal Swamp! Nous avons bien touché un obstacle immergé deux ou trois fois, mais rien de bien grave. Et le décor est magnifique! On navigue sur un filet d’eau large parfois d’une soixantaine de pieds. Les arbres font souvent un arc au-dessus du canal, si bien qu’il faut surveiller non seulement le profondimètre, mais aussi la cime des arbres pour ne pas accrocher le mat!

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Le canal est encadré par une écluse au début et à la fin, afin de maintenir artificiellement une profondeur de 6 pieds. Le très gentil Lock Master de la première écluse nous expliquait que chaque voyage sur le Canal est différent selon la période qu’on le navigue. Il y a quelques semaines, c’était la période des envahissantes yellow bugs, maintenant c’est plutôt les algues minuscules qui envahissent la surface du canal. Ces algues vert limette tapissent la surface de l’eau. C’est de toute beauté! Qui aurait cru que nous naviguerions sur une telle eau un jour! Malgré la beauté, attention à l’entrée d’eau moteur qui peut vite s’obstruer de toutes ces mini-nénuphars flottant qui ont une petite racine longue de quelques centimètres.

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Le décor est tellement beau qu’on décrète congé d’école pour profiter au maximum de cet endroit unique! Les enfants s’amusent avec ces petites algues pas du tout gluantes, à tracer des sillages avec le bout d’une corde, à regarder Oséo fendre ce tapis vert sous lequel se trouve une eau brune, mais brune! Brune Coca-Cola qu’ils disent! Et ils ont bien raison! Ce n’est pas qu’une simple impression. On pourrait penser que c’est parce que le fond est très noir, mais non, regardez, on dirait du thé! Et voyez la mousse que ça fait derrière Oséo!

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Lorsque le soleil sort enfin un peu, on observe de nombreuses tortues qui se font dorer sur un tronc. On écoute les différents chants d’oiseaux, on réussit à en observer quelques uns. On voit aussi un joli petit serpent vert lime traverser le canal à la nage!

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On s’arrête environ à mi-chemin du canal, au Dismal Wamp Canal Welcome Center. C’est à la fois un State Park et un Rest Area. Il accueille à la fois les visiteurs du canal qui arrivent par bateau et des automobilistes qui y font une halte sur leur route. Les automobilistes étaient souvent étonnés de voir ces bateaux accosté là, surpris de savoir qu’on y vivait à l’intérieur!

Le Welcome Center a aménagé un quai de 150 pieds où on peut s’accoster gratuitement. On y trouve des toilettes, des tables de pique-nique, des BBQ et surtout, du beau gazon où on peut se dégourdir les jambes à volonté! Les enfants peuvent entrer et sortir du bateau à volonté pour aller courir, faire des pirouettes ou de la trotinette! On apprécie toujours ce petit plaisir lorsqu’on en croise! On joue au ballon, on se fait une partie de Paris-Bejing en équipe sur une table de pique-nique, ahhh ce qu’on est bien!

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Regardez ce qui est venu s’accoster derrière nous pendant la nuit! Une grosse motte de gazon!

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De l’autre côté du canal se trouve le State Park avec un centre d’accueil qui présente la faune et la flore du parc, une très belle exposition. On s’y arrête avant d’aller explorer les sentiers. On sait donc qu’on peut trouver dans les sentiers des chevreuils, des oiseux, des renards, des lynx, mais aussi des ours, des serpents et des tiques. Ce n’est pas les ours et les serpents que les enfants craindront pendant notre exploration, mais bien des tiques! Ils en font une obsession, n’osant toucher à aucune végétation pour ne pas devenir l’hôte d’une de ces indésirables!

IMG_4257 IMG_4258 IMG_4268 IMG_4273IMG_4272 IMG_4274 Tarzan!!

On ne verra pas d’ours, ni de tiques d’ailleurs, mais on verra deux chevreuil et un rat snake, un beau gros serpent gris, constrictor, donc inoffensif, comme la plupart des serpents qu’on retrouve dans la région.

Les nuits commencent à être fraiches. Au matin de quitter le quai, le bateau est couvert d’une très grosse rosée et l’intérieur dégouline de condensation, la condensation de nos douches de la veille et des pâte qu’on a fait cuire. Toute cette vapeur d’eau se retrouve agglutinée aux hatchs et nous dégoute dessus pendant la nuit! Heureusement, le soleil brille rapidement dans la matinée et tout disparait.

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La deuxième portion du Dismal Swamp continue pour quelques miles jusqu’à la seconde écluse. Cette portion entre les deux écluses est très linéaire. Ensuite, on se retrouve dans la Pasquotank River et ça devient plus sinueux, c’est toujours très très beau.

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Et le voyage se termine à Elizabeth City, ville de l’hospitalité qu’ils disent. Ils mettent à notre disposition 14 espace-quai gratuitement. On s’y accoste pour une première fois entre des poteaux… des locaux nous aident à s’amarrer correctement!

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À Elizabeth City, on va y chercher des colis que nous avons fait livrer au Post Office.

IMG_4307 En route vers la poste!IMG_4310 IMG_4312 On a nos colis : nouveau guindeau, nouveau buggey pour transporter nos provisions (merci à nos locataires pour l’envoi!) nouvel écran de téléphone parce que Ronald a “pété” le sien, nouvelle fan de congélo, yé!

IMG_4313 Et c’est reparti en sens inverse! IMG_4315

Encore un nouveau guideau, le troisième qu’on réinstale! La première fois, la compagnie ne nous avait pas envoyé le bon modèle (on s’en est rendu compte qu’une fois l’installation terminée), le deuxième a fini par nous lâcher un bout à la fois, d’abord la fusible ensuite le solonoid et finalement le moteur pour descendre l’ancre. Nous pouvions toujours remonter, mais pas descendre. La compagnie ne comprenant pas le problème nous en a donc renvoyé un nouveau, notre troisième! Ronald est maintenant rendu expert en installation de guindeau! D’une demi-journée que ça lui a pris la première fois il l’a maintenant installé en à peine une heure hier!

Pour la suite, nous irons aujourd’hui visiter un ou deux des musées gratuits de la ville et encore faire l’épicerie. Pas que nous soyons à sec, mais les endroits pour s’approvisionner par la suite se font plus rare alors on préfère partir plein. D’ailleurs, bien chaque trajet soit toujours nouveau pour nous, ce qui s’en vient est encore plus mystérieux. Les prochaines étapes ne nous rappellent aucun souvenir des blogs que nous lisions des autres équipages. Si certains ont des bons spots à nous conseiller, allez-y!

Ah et je tenais à vous dire aussi que… nous avons vu notre premier palmier (style palmier plutôt)!!! Youpi!!! Les paysages changent, les maisons se parent d’arbres de caoutchouc grand comme de vrais arbres devant leur maison, vous savez ces plantes d’intérieur qui chez nous restent en pot! Les accents changent, c’est l’accent du Sud ici et la population est de plus en plus noire. Dans les poissonneries, ce n’est plus le crabe qui est à l’honneur, mais plutôt la crevette! On y pêche la crevette ici ; sommes-nous dans le pays de Forest Gump lorsqu’il pêchait la crevette??? Dites-moi si vous savez!

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Norfolk – Portsmouth Sep 23

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Norfolk. Ville hôte de la plus grand base navale du pays. En arrivant à Norfolk par la mer, on constate à quel point cette ville est la base navale. Pendant plus de deux miles, on longe ces vaisseaux de guerre. Autour, des portes-avions, des « Battleship », des bateaux immenses. Dans le ciel des hélicoptères militaires, des jets, des avions. Sur l’eau, des cargos, des patrouilles militaires, la US Coast Guard. En pénétrant dans les eaux de Norfolk, on ne se sent pas particulièrement bien je dirais. C’est une atmosphère un peu inquiétante.

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Heureusement, le centre-ville se dessine et on reconnait un peu de notre univers à nous, c’est plus rassurant. On s’ancre donc dans le petit bassin en face du centre-ville de Norfolk et à la fois en face de l’hôpital militaire de Portsmouth. C’est que d’un côté c’est Norfolk, et de l’autre c’est Portsmouth. Mais même au centre-ville, les navires de guerres sont omniprésents!

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Voyez l’immense bateau juste à côté de notre mouillage!

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Norfolk, nuit de pleine lune depuis notre mouillage.

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Nous avons passé deux jours dans ces villes, une ville par jour. Chouette arrêt. Bien des équipages ne s’arrêtent pas ici, ils passent droit pour pénétrer rapidement dans l’Intracostal. Nous étions curieux de voir cette ville au-delà des images de vaisseaux de guerre. Les deux villes sont bien. Norfolk fait plus « Nouveau centre-ville », il semble moins habité, tout est propre, beau et en ordre, mais il y a peu d’âme alors que Portsmouth nous est apparue plus chaleureuse avec sa rue principale bordée d’arbre et de petits cafés et restos. Nous ne savions pas, mais il est possible d’accoster notre voilier directement au pied de la rue principale de Portmousth! Là où est Train Train sur la photo. Ça aurait été sympathique!

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Un service exemplaire de la boutique Mile Marker 0! Vous l’appelez et Bob vient vous chercher au Dinghy dock, vous amène à l’épicerie ou au Walmart. Pendant que vous magasinez, il se charge de remplir vos bombonnes de propanes. Et pourquoi ne pas commander vos pièces que vous avez besoin chez lui, il a une chouette boutique et dit avoir le meilleur service à la clientèle de la région! Merci Robert McBride 757-673-4816.

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Ce samedi c’était parade jour de parade de l’équipe de foot de Portsmouth!


À Norfolk, nous ne pouvions manquer la visite d’un de ces bateaux de guerres! Nous nous sommes donc rendu au musée Nauticus qui inclue la visite du USS Wisconsin, un véritable battleship qui a fait la deuxième guerre mondiale et la guerre du Golf. Impressionnant! On peut visiter tant l’intérieur que les nombreux ponts extérieurs. On y voit les minuscules couchettes, les douches, les quartiers des officiers, les cuisines, les bureaux, les canons. La visite du bateau vaut la peine. Le musée, un peu disparate, sur la guerre, la baie, les bateaux, n’a pas impressionné les parents, mais les enfants l’ont bien aimé. Interactif, mais beaucoup de truc étaient brisés. Quand même bien.

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Une très belle promenande le long de la rivière Elizabeth à Norfolk.

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C’était Norfolk et Portsouthm! Prochain rendez-vous dans le Dismal Swamp Canal!

Vidéos en vrac! Sep 23

Voilà pour vous plusieurs vidéos que nous aurions aimé intégrer aux post au fur et à mesure, mais on manque souvent de temps, ou d’un bon internet pour le faire. Alors en voici quelques uns en rafale!

Une balade à voile avec nous sur la baie de Chesapeake toutes voiles dehors…


 

Après l’école, l’éducation physique ; au menu aujourd’hui : session de plongeons! À ne pas manquer!!! Et constatez l’humilité de Julien, tout de même!


 

 

Et voilà maintenant notre pêche aux crabes!


 

 

Et finalement, au Chesapeake Bay Maritime Museum, visite d’un bateau de pêche aux huitres, présentés par les capitaines Julien et Léa!


 

Dauphins!!!!!! Yééééé!!!!! Sep 19

ON A VU NOS PREMIERS DAUPHINS!!!!!!!! Au moins 5 fois ils sont venus nous rejoindre!!!! Un peu avant Norfolk!! Yééééhhhh!!!!!

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On était fou comme des vrais fous!!!!! Voyez par vous-même!!!! ***Attention au son!!!

Notre traversée vers Cape May, c’est fait!! Aug 24

Je me souviens il y a environ 1 an et demi, nous étions chez nous avec l’équipage du Aloha Spirit qui s’apprêtait à partir pour leur tour du monde en famille et nous discutions de cette première traversée en mer entre Sandy Hook et Cape May. Pour tout petit équipage amateur comme nous, cette étape en est une importante : première navigation dans la grande bleue, première navigation de nuit, la mer, la houle… de quoi rendre nerveux quoi! Nous anticipions déjà cette désagréable boule de stress avant le départ.

Et bien la veille du départ, j’étais heureuse de constater que je n’avais pas cette boule de stresse dans l’estomac. Depuis plus d’une semaine nous avions du beau temps, du soleil, peu de vent. Depuis deux jours il n’y avait pratiquement pas de vent. Bon, peut-être pas les conditions idéales pour de la belle voile, mais des conditions idéales pour ne pas avoir la frousse!

Le matin du départ cependant, le ciel était plus couvert et on entendait le vent souffler dans les haubans. Il n’en fallut pas plus pour faire apparaître nos boules de stresse… Toute la matinée nous avons préparé notre départ : revérification de la météo sur 3-4 sources différentes, revérification des marées, revérification de la route à suivre… On prépare le diner, on va chercher de l’eau à terre, on installe les lignes de vie, on s’assure que le bidon de survie est prêt, on dine et on est prêt! Le ciel se dégage un peu, on se sent prêt, le stress diminue au fur et à mesure qu’on avance pour disparaître complétement une fois la pointe de Sandy Hook passée, une fois le large en vue, calme et accueillant!

La pointe de Sandy Hook, remarquez comme le chenal (délimité par la bouée verte) est tout près de la plage!

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Tout va bien pour Julien!

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Tout va bien pour Oséo aussi qui retrouve la mer après quelques années en eau douce!

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Notre navigation s’est très bien déroulée, des vents portants du Nord comme prévu, autour de 10 noeuds en moyenne, nous avons avancé presque toute la route sous voile, appuyé du moteur pour gagner un peu de vitesse. Une belle nuit éclairée par la lune. Pour notre première, nous avons été choyé. Nous avons croisé plusieurs autres bateaux mais grace à nos instruments de navigation, ils sont facilement repérables. L’AIS relié à notre radio VHF inscrit sur notre chartplotter (carte marine électronique avec GPS) la présence des gros navires, le radar nous montre toute présence autour de nous et nos yeux sont là pour voir les feux de routes des navires autour de nous, si bien qu’on ne se sent pas du tout aveugle en mer, même en pleine nuit.

La nuit a débuté sous les nuages et sans lune, le noir est alors assez enveloppant. Mais dès que les nuages se sont dissipés, la lune a éclairé la mer et nous naviguions alors sous une douce lumière.  Presque pas de vagues… Une navigation presque parfaite quoi!

Le vent est complètement tombé, la mer est devenue d’huile…

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Couché de soleil

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Presque parfaite? En effet… il y eu d’abord l’épisode des mouches. On se retrouve à plus de 3 miles des côtes, nous n’avons jamais été importuné par les mouches depuis notre départ, même qu’il n’y a aucun moustique depuis des semaines, et là, en mer, des centaines de mouches, et qui pique en plus!


Catherine avait apporté un moustiquaire, au cas où… On se l’est installé, beaucoup mieux!

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Et deuxième petit irritant, dans la nuit, le Chartplotter s’est mis à planter à répétition, pour je ne sais quelle raison, comme s’il était saturé, nous faisant perdre notre route et surtout, ordonnant au pilot automatique (car c’est le pilote automatique, qui barre, pas nous!) de retourner à son premier waypoint donc à 3 reprises on fait un volte-face de 180 degré, empannant à 2 reprises. Empanner, c’est quand la grande voile passe d’un côté sur l’autre sans crier gare. Heureusement, il y avait peu de vent et la manoeuvre fut sans conséquence mis à part une montée soudaine d’adrénaline, mais sous de fort vent, ça peut causer des bris. Il faudra donc qu’on voit à règler ce problème de Chartplotter et de pilote qui conspirent contre nous!

Et maintenant nous voilà arrivés à Cape May depuis 8h40 ce matin, après plus de 20h de navigation, 110 miles nautiques, une mer calme, des vents portants et une belle nuit éclairée par la lune! Nous sommes donc très satisfait de cette première expérience.

Parait que Cape May est très bien, on ira explorer un peu cet après-midi. Mais pour l’instant, pendant que le capitaine se repose, je vais vérifier les vents à venir pour préparer notre prochaine navigation dans la capricieuse Baie du Delaware. Et je vais aussi nettoyer notre cimetière de mouche qui s’est finalement étendu à l’ensemble du bateau!

Cape May vue de notre mouillage tout à côté de la garde côtière et tout à côté du chenal également, si bien que ça roule au passage des bateaux!

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