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Far Far Bahamas… Mar 15

Les Far Bahamas … … … Ce sont les Bahamas loin. Les lointaines Bahamas. Tout est loin et long dans ces coins-ci. Nous avons mis 50 heures pour arriver de Samana à Mayaguana : deux jours et deux nuits, 310 miles! Mais ça a plutôt bien été. Mieux qu’à l’allée en tout cas! Les trente premières heures ont été parfaites, bon vent, voile rapide en vent arrière en compagnie de La Jeannoise, de Rêve d’Océan et de Marama. Vagues bien raisonnables. Eux ce sont arrêté aux Turcks & Caïcos et nous avons poursuivi, en seul compagnie des nombreux grains qui nous ont compliqué la tâche tout l’après-midi et une partie de la nuit suivante. Aux 22-25 nœuds constants que nous avions déjà s’ajoutait le vent des grain à plus de 30 nœuds, à six ou sept reprises, en plus de la pluie qui fouette et mouille tout, c’est pénible avec la fatigue accumulée.

Les baleines de Samana nous disent au revoir. Devant nous la mer, le soleil, des grains qui menacent.

Baleines Samana depart (2)Nav BahamasNav Bahamas (2)

Mais nous sommes arrivés à bon port : Mayaguana, “abrité” derrière un long long récif. Imaginez, nous sommes à l’ancre sur ces photos et voyez devant et derrière Oséo, rien à l’horizon!

Mayaguana (3)Mayaguana (1)

Ronald a dû parcourir 4 miles en annexe dans un clapot terrible pour se rendre aux douanes! Inutile de dire que nous ne nous attardons pas dans ce coin perdu, on repart dès le lendemain aux petites heures direction Atwood Harbour sur Acklins Island. 57 miles en vent arrière avec une mer de 3 à 4 mètres, ouf, c’en était de la grosse! Mais enfin, nous arrivons quelque part…

Nous sommes contents!!!

Atwood Harbour (5)Atwood Harbour (10)Atwood Harbour (8)Atwood Harbour (16)Atwood Harbour (32)

Nous retrouvons ces plages blanches, longues des Bahamas, ces îles à fleur d’eau totalement plates, cette végétation naine, de mini cocotier, des arbustes, et toujours le vent qui ne s’arrête jamais de souffler. Terminé la protection des montagnes pour nous couvrir des vents, ici, le vent souffle jour et nuit sans variation. Nous nous levons au matin au son de l’éolienne qui se plaind, nous disant que les batteries sont pleines, elles sont toujours pleines désormais! Et nous retrouvons l’eau des Bahamas… Ah ce turquoise, incomparable. Mais elle est plus fraîche ici!

Atwood Harbour (22)Atwood Harbour (26)Atwood Harbour (21)Atwood Harbour (23)

Au petit matin, c’est tâche de dessalage pour Oséo qui a beaucoup travaillé.

Atwood Harbour (3)Atwood Harbour (2)

On parcourt en long et en large l’infinie plage de la baie, on y sort nos cerfs-volants, on parcourt la petite rivière en annexe et en masque-tuba à la recherche de conche mais y trouvons plutôt des étoiles de mer à profusion et des langoustes cachées dans les racines! Et hop pour le repas du soir!

Atwood Harbour (6)Atwood Harbour (39)Atwood Harbour (37)Atwood Harbour (25)Atwood Harbour (19)Atwood Harbour (41)Atwood Harbour (36)

Rêve d’Océan devait être ici avec nous. Mais son pilote automatique l’a lâché en route, un indispensable pendant ces longues distances si bien qu’il a dû s’arrêter aux Turks. Mais il nous avait tant vanté Atwood, pour sa pêche entre autre! Alors nous étions prêts, prêts à la chasse!

Atwood Harbour (35)Atwood Harbour (33)

Hahaaaa!!!! Quel poisson hein!!! Un gros Grouper! Mais ce n’est pas nous qui l’avons attrapé, hep! Cadeau du voilier des Italiens d’à côté qui en avait pêché un la veille et en avait trop désormais. Ronald s’est bien essayé sur ces monstres mais notre petite fouine ne fait que bondir sur la cuirasse de ces goliaths! Nous avons aussi eu quelques belles langoustes, quelques jolis poissons. Pas de quoi remplir à ras-bord le congélateur, mais tout de même de quoi se nourrir pour les prochains jours! Les forts vents et aussi la présence persistante d’un requin (!!) nous gênaient un peu dans nos efforts de pêche! Ahhh, les Bahamas! Mais vraiment, on retrouve ici des poissons de taille inégalée. Jamais d’aussi gros poissons de récif dans toutes les Antilles!

Mais le vent souffle, et souffle… Toujours… Nous partons donc dans ces forts vents qui nous étourdissent au mouillage à force de souffler sans arrêt, mais qui gonflent favorablement nos voiles en mer. Nous avons hâte d’en finir avec les longues distances. C’est pourquoi nous décidons de faire deux en un. On saute Clarence Town pour jumeler deux jours en un-jour-et-une-nuit. Une dernière navigation de nuit. Et c’en sera fini, fini les Far Bahamas…

Nav Long Island (3)Nav Long Island (2)

Et un autre 106 miles de fait… Ouf, c’est assez. Nous sommes fatigués de naviguer, fatiguer de ne pas dormir et il nous tarde de toucher terre. Réalisez-vous qu’en 8 jours nous n’aurons été à terre qu’à deux courtes reprises? Ca en fait du temps confiné au bateau, Catherine n’en peut plus. Elle n’a toujours pas vu de Bahamien contrairement à Ronald qui est allé aux douanes et aux courses. Définitivement, les transats ce ne sera pas pour nous!

Mais enfin, nous sommes à Cape Santa Maria, Calabash Bay, Long Island. Les Far Bahamas sont derrière nous. Devant nous, Long Island à découvrir, enfin.

Long I. Calabash (1)Long I. Calabash (3)

Épilogue

Distance parcourue en huit jours : 477 miles

Distance des Antilles du Sud au Nord (de Grenade à St-Martin), soit notre terrain de jeu d’une année entière : Autour de 400 miles!

Carte Far Bahamas

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